Plus tard j’agirai, plus tard je me révolterai.

Aujourd’hui ? Non, ça ne va pas, je dois étudier.

Je me révolterai plus tard, là je dois réussir mes études, apprendre la vraie vie, parce que tu vois c’est important de se former, s’assurer un futur, c’est maintenant que tout se joue.
Maintenant que cela est fait je dois payer mes factures et le prix impayable de ma mauvaise santé entretenue par mon patron. Aujourd’hui je ne sais plus me révolter, je dois nourrir les gosses, soigner mon cancer causé par le stress et la pollution. Je dois encore plus me tuer à la tâche parce que j’ai pas de tune pour me soigner et que le système a fait que la santé est devenu encore plus un truc de riche.

Ma mort sera semblable au reste de mon existence : souffrance.

Hier j’aurais pu prendre part à la révolution mais je ne l’ai pas fait pour m’assurer un confort que je n’ai jamais atteint.

Le système m’a fait passer d’oiseau voyageur à pigeon gris et malade des villes, il m’a transformé en poule de batterie à qui on broie les ailes.

Hier j’aurais pu me révolter, j’ai choisi de le faire plus tard.

Aujourd’hui je me fais abattre car je ne ponds plus assez.

 

Ceci n’est pas ce qui est arrivé, ce texte est l’autocritique de maintenant, de ce à quoi ma mentalité d’esclave aurait pu me mener. Mais aujourd’hui j’ai décidé qu’il en serait

autrement,

j’ai décidé                                                            de sortir

 et de crier révolution car demain est annulé.


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