Vent frais soufflant dans les branches
ramassant au passage quelques esprits embrumés
au frêle soleil du matin réchauffant doucement
l’espoir des lendemains annulés
Souffle sur les cimes.
Ici les oiseaux viennent s’éveiller.
Comme toujours.
Gloussements des sols qui s’entrechoquent
murmure d’une terre qui roule
soupir de l’eau qui coule hasardeuse
râles blêmes d’un chêne complices
Craquement dans les branches.
Ici les oiseaux viennent chuchoter.
Une fois encore.
Lentement s’agglutinent horde de corps meurtris
villégiature salutaire des esprits inconformes
qui reforment des bandes informes au contours inachevés
et dont l’ombre dessine les desseins avoués
Effondrement d’une motte de terre.
Ici les oiseaux viennent s’organiser.
Tant qu’il le faudra.
Rythmes effrénés de percussions en transes
cris, chants et rire à corps déployés, nous !
amour, haine, désirs, désespoir, excitation
vie pleine à craquer qui déborde de tout !
Chute d’un arbres sur la route.
Ici les oiseaux viennent pour danser.
Parfois.
Retombe le jour sur le marécage survolté
les buissons sont tapis dans l’ombre des sapins ardents
coup sourd, sec, lourd qui brise la nuit
d’un battement d’aile hésitant dans le pleur d’une hirondelle
Souffle sur les cimes.
Ici les oiseaux viennent de s’envoler.
Pour toujours.
G.

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