À écrire un monde qui n’en est plus un
je m’étais refusé au langage
nous ne parlons plus de corruption
la pyramide est simplement rompue, son œil vert de mort a tourné couleur cauchemar

il m’arrive pourtant de regarder l’horizon et d’attendre.

Quoi ?
Pas-ne-sais.

N’étant libres que sur les tickets de caisse, iles ne seront jamais égaux et qu’on ne m’en parle plus.

J’ai placé mes opinions politiques du côté où le soleil se lève.

un vieux moine me disait Nathaniel
L’horizon est en cela parfait qu’il demeure inatteignable
et toi
tu ne dois pas aller de l’autre côté du matin mais attendre ici la venue du jour nouveau et faire de ton mieux.

Aurore

Opinions côté levant car
À écrire un monde qui n’en est plus un je ne reconnais plus mes amis sous les masques.
Une élite avait réussi à annuler le printemps avec son appétit pour la mort,
comment ne pas espérer le déluge ?
Si pas : laisser sois-même couler le robinet,
et attendre.

Regard

côté

AURORE.

Un vieux moine me disait Nathaniel
ne te laisse pas impressionner par le cortège des ombres de l’époque car son règne est d’un seul jour. Envisage plutôt les conditions susceptibles d’apparaître à la fin du cycle pour être, bien que dans la nuit, de ceux qui marcheront avec le matin nouveau.

Et mon regard entendait des voix anciennes, et j’étais déjà si mauvais poète que je pensai devoir aller jusqu’au bout.

Mes amis sont resté assis au seuil de l’humanité.

Regards
côté
couchant

Iles constatent le jour qui s’en va et voudraient se révolter mais

nager avec le courant ou nager contre le courant c’est toujours laisser le courant décider où on va
À la fin tout le monde coule, voilà tout.

Je reste du parti des oiseaux.

Non d’où on attaque mais d’où ce qu’il reste à vivre se défend.
Et tandis que noyés d’idéaux mes amis d’autrefois s’enfoncent dans une dernière nuit

Je reste du parti de l’aurore.

À ceux qui comme moi n’attendent plus rien sinon que leur propre transcendance
je dis :

SOIGNEZ-VOUS LES UNS DES AUTRES.

et qu’on ne m’en parle plus.

 

 

NM

 


 

 

Crédit images :

Andrea Galvani, The End [Action #1
The Weather Project, by Olafur Eliasson, at Tate Modern.

Présence de Evola, Nietzsche, Maurice Henry et R. Devresse.

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