Synecdoque d’atome, de verre et de tôle.

En exil dans les matins périphériques
Les métronomes s’agitent
rythment la pluie du chemin quotidien
Voie de fer bordé de sycomores
Le Styx bouchonne
Et tu infuses des pensées narcotiques.

Fiel nacré d’or noir
Mantra secret des heures salariées où,
las du spectacle de ton corps loué
Tu te remémores certains épisodes
Dernière vie dans la mécanique de l’âme hors du monde.
Ode à la divine banalité de l’étreinte androgyne
quand Femme et Homme polarisent sans crainte l’intensité,
l’irrépressible désir de fusion dans l’Autre.

Un plus un
et c’est la mort des deux
et la naissance de Dieu.

Tu ressasses,
l’inlassable rire enjoué des ombres infamantes
Drapée de velours bleu,
la candeur accablante de l’index angélique
courtise ta conscience qui vacille et ressent
les perles de sel senteur mangarine
affleurer au bord des dents de lait d’amande
Doux péché que la chair aimée
Quand ses effluves de baies tempétueuses
Sirocco d’une heure
s’apaisent en brise tropique
Tuée dans l’œuf cosmique
Battue en neige expansive
Le Temps se dilate
Danse mystique
des volutes de fumée pensive s’enroulant
dans la torpeur des zébrures d’été
Et ces chaleurs automnales mutent
en espaces condensés
Litanie d’émois divers
Chassant les démons du robotisme ambiant
Comme un bromure épicé
Comme un cœur frappé d’éclairs-arc-en-ciel.
Bénis soit-Il
Bénis soit-Elle
et ses morsures sorcières
À la fois essence du venin qui t’attise
et l’unique remède au mal qui t’habite

Serait-ce cela que l’on nomme Monisme dialectique ?