Je voudrais puiser tous le fiel

du monde pour en tirer du miel.

Abeilles et bourdons joueront le viatique

De cette époque épuisé, ivre, rachitique

où quelques tarentules, de nivellement éprises

dans leurs toiles capturent toutes les mouches prises

Au filet venimeux de leurs humeurs amers.

Alors il n’y aura plus ni ciel ni terre.

Rien que l’odeur puissante et somnifère

d’un enfant qui perdu, du monde s’est vengé.

Appelez moi soleil, grand vent, orage d’été.

 

Jean Sans Terre, depuis le fond d’un trou.

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