Ils neigent sur nos rêves, tu le sais
Près du feu s’épuisant encore
Oui, ce soir, sur cette drôle de vie
Loin des fous régnant sur les esprits
Que leur restent-ils à saccager avant la fin …
A coup de traités, trahisons et tonfas
D’ordonnances cannibales et de bout-portants
Nos consciences, nos chimères, nos belles insolences?
Sens leur présence tout au fond de nos âmes
Mises en berne partout, par leurs cruelles victoires
« Résignez-vous, restez chez vous, rendormez-vous »
Maudissons cette lacrymocratie, et ses scélérats !

L’aurore s’est tarie, la colère s’ourdit
Viens, notre destinée s’impatiente
Prenons d’assaut leurs infectes turpitudes !
Détruisons notre asservissement !
Les voilà ! Gladiateurs sans scrupule, ni honneur
Maîtres du désordre, de la foudre, et de la souffrance
Avilis pour avilir, déchaînés pour enchaîner …
La poudre de ces canailles ! Leurs crachats d’éclats de mitraille !!
Au diable la mort ! La vie nous aime, et toi tu m’aimes
Retiens-toi ! Retiens-moi, accroche-toi ! Accroche-moi à toi !!
Tes yeux francs, sanglotant, illuminés d’ondées toxiques !
… mais … mais sur les miens … du sang ?!

Une balle de défense, leur état de droit … et ce silence … …
Dis … dis … sur mon visage … la main qui l’effleure avec douceur
C’est la tienne, c’est la mienne, celle d’un ange ?
… Pourquoi c’est si noir, si loin de toi …
Ce matin, il y a une éternité
Nue, j’étais si émue, moi ta bien-aimée
Près des flammes, lovés d’intimité
Pleins de courage, on y croyait enfin
Est-ce ta voix au loin ? Tes larmes sur mes lèvres ?! … mais … tu hurles !
« Nous rejaillirons encore et encore à son retour !
Pour en finir avec ces siècles de tyrannies !! »
Aide-moi, aide-moi bel amant à m’extraire des ténèbres

Je … je ressurgis ! Tu respires en moi, tu es bien là !
Tous ces gens qui me regardent et me protègent …
Et je vois au loin … sœurs et frères foulant tous les récifs !
Et nos mères et nos pères réenchantés !
Leur cœur brandit, nous chantant les lendemains libérés
« Nous choisirons nos chemins, et danserons sur les frontières
Nous partagerons nectars, fruits et moissons, sans vile plus-value
Nous soignerons terres, mers et cieux, pour donner encore à vivre »
« Délogeons des grands palais et beaux quartiers
Caciques et milices terroristes, prédateurs et huissiers ! »
« Ce jour, nous l’avons tant espéré, tant mérité
Embrasse-moi ma muse rêvée, mon insurgée adorée »
Mes tempes battent et rebattent de promesses
Tout mon corps frissonne… vacille … s’effondre
Un peuple debout m’emporte, nobles gueux aux bras délivrés
Qui vaincront les casseurs de vie
… et leur César

Maria Diallo.

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