POURQUOI ÉDITER UN RECUEIL DE POÈMES AUTOUR DE LA TRANSE ?

 

Les textes du recueil serviront de support à un temps de recherche autour d’une pratique de la transe liée à la déclamation, au chant, à l’improvisation, au mouvement ainsi qu’à la musique. L’intention de cette transe poétique est d’emporter les auditeurs dans une synergie dont chacun est à la fois acteur et spectateur. Il s’agira d’un dispositif de co-création immédiat, lequel sera élaboré durant 7 jours d’ateliers pratiques, de temps de création et de recherche autour de la transe dans nos locaux à Bruxelles. Ces ateliers seront ouverts au public. 

 

QUELQUES NOTES    

 

LA TRANSE est un état de passage. Du latin transir ce mot peut s’entendre au sens du transport, il s’agit dans bien des cas de faire interférer des rapports sensibles au monde tel que le visible et l’invisible, le monde des vivants et celui des esprits, le céleste et le terrestre, etc.  

LES VOIES menant à ce passage sont aussi nombreuses qu’il existe de passeurs. Aucune méthode ne supplante ni n’exclue les autres, chaque culture connaît des voies d’accès qui ne sauraient lui être substituées. 

On distingue les méthodes par leur DESTINATIONS. Dans le cadre rituel, les intentions du passage déterminent un ensemble d’éléments tels que l’accoutrement, les aliments ou les chants qui accompagnent le passeur. Ceux-ci lui permettent de joindre tel plan du réel plutôt qu’un autre. 

S’il est vrais que toutes les cultures ont leurs propres voies d’accès à une réalité transcendante, ce n’est pas pour autant que tout un chacun est légitime de s’improviser passeur en vue d’entrer en relation avec n’importe quelle manifestation d’outre-monde. 

Chaque civilisation étant riche de son panthéon, on ne saurait recourir à leur imaginaire mystique par le secours de gris-gris et d’appropriation culturelle. 

LE MILLIEU terrestre du passage est aussi important que sa destination. Peu nombreux sont les passeurs pour qui la nécessité de faire corps avec leur environnement n’est pas de mise. Bien souvent, la nature des transes est l’héritage d’un dialogue séculaire entre les occupants d’un espace terrestre et les entités invisibles qui y passent.

Par exemple : en Amazonie un chaman entre en communion avec les esprits de la forêt par l’intermédiaire d’une plante qui ne pousse nulle part ailleurs que dans cette même forêt. 

 

Loin de prétendre reproduire ici les conditions d’accès à une forme de transe pratiquée ailleurs à des fins divertissantes ou sensationnelles, notre initiative entend consacrer au cœur du milieu qu’est le nôtre un temps de passage vers une compréhension pluri-dimensionnelle de la société d’où nous sommes.  

Comme beaucoup avant nous, nous nous refusons les produits d’une civilisation du néant d’où les êtres vivent une rupture avec leur milieu qui substitue à la transcendance une quête de satisfaction des besoins individuels inhérents à cette société pourrie. 

Tout en nous gardant d’établir à l’avance un paradigme new-age voué à la production en série, nous invitons tout un chacun. e à participer avec nous à ce temps de recherche visant à habiliter par le biais de diverses disciplines la manifestation d’une intelligence collective.

 

CONCRÈTEMENT   

 

Durant une semaine qui débutera le 20.02.2020, nous tiendrons un cycle d’ateliers de recherches visant à puiser dans l’imaginaire contemporain en ensemble de symbole et de moyens pouvant accompagner une entrée en transe*. Ces ateliers ouverts seront conduits par les auteur.e.s du recueil que nous publions à cette occasion, parmis lesquels des chercheurs et des artistes dont la notion de transe parcourt l’œuvre et le travail.

 

La présensation de cette recherche en l’état aura lieu le 27.02.20, au 72 de l’Avenue du Pont de Luttre à 1190 Forêt – Bruxelles. Les ateliers auront lieu dans le cadre d’une résidence de 7 jours à partir du 20.02.2020. Ils s’orienteront autour des pôles de la la respiration, l’écoute, le recueillement, le toucher, la parole, purifier, le silence, et la célébration jeudi 27 à 17:34.

 

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