Oiseaux ! 

Le parti des cravates nous affuble de malheur ou de mauvaise augure.

Il nous accuse de semer le trouble.

Il nous accuse d’avoir tort.

Il nous accuse d’être violent.

 

Mais lui, il joue les gens-de-bien, l’ennemi.

Et il faudrait le féliciter pour tant d’efforts,

Et il voudrait nous faire avaler toutes ses couleuvres !

 

Lui qui jouissait jusqu’alors comme un enfant gâté,

Il disposait de tout et d’un plein droit injuste,

Il pouvait semer le trouble, avoir tort et être violent tranquillement.

 

Il n’y a de police que pour les oiseaux de malheur,

Pas pour les bétonneuses,

Ni pour les exploiteurs.

 

Et le voilà maintenant, dérangé, qui nous accuse parce qu’on a chanté !

Lui le profiteur sans scrupules qui cumule les mandats,

Lui qui envoie ses bétonneuses aplatir le vivant,

Lui qui n’a d’idées que de luxe !

 

Et il voudrait persuader tout le monde ainsi que

Son béton va dépolluer la zone,

Son béton sera bien intégré dans le paysage,

Son béton va sauver la biodiversité !

 

Il faut décidément être du parti des cravates

Des Madame, Monsieur ennuyeux

Et autres empêcheurs de vivre

Pour croire à pareille imposture !

 

Oiseaux !

 

Continuons notre chant qui dérange !

Soyons nuée, soyons forêts.

Que l’ennemi soit nommé,

Et qu’il ne soit laissé en paix !

Credits : Plein le dos.

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