Ma langue

Dans ton ombre ;

 

A moitié.

 

Je suis

Dans ton eau ;

Ma langue

Enfle

Et enfle

Sur tes bords.

 

Ma langue atteint

D’autres espaces,

D’autres formes.

 

Mouvements de cou,

Spasmes.

 

J’avale un comprimé

Amer ;

Peut-être le tien,

Peut-être un

Souvenir.

 

Cela à grandes gorgées :

Je suis un animal qui a soif.

 

Sur le drap clair

Aux tons pastels

Un lac s’est formé.

 

Sur le drap clair

Il y a un lagon :

Il exulte

Sa mousse, ses bulles de synthèse.

 

Non des baigneurs

Mais comme du sable

Étire — ses contours râpeux

 

Autour d’un bleu profond

Où le microbiote

Décuple

Et décuple.

 

Peu de lumière

Pour cette âpreté.

 

Seule une / réfraction dans un miroir,

Lueur ondoyante du soleil à pollens.

 

Et le peu de clarté,

L’oxygène ambiant,

Nous sèchent ;

Nous font pousser

Des déserts

Sur la peau.

 

Comme dehors.

Comme les murs

/ inondés de soleil /

.

.

.

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