Quelle impatience, tout tendu vers cet à venir

trop d’eau à coulé sous les ponts

les rivières sont à sec

tant d’années à attendre

pourquoi au juste ?

un amour, amarre solide

les tribulations d’un port,

ses déconvenues, ses exubérances

Bruxelles, la sécurité que rien ne se passe

quelle tristesse !

Je voudrais que tout m’arrive

je jalouse tant de vies réunies

qui s’épanchent sur mon chemin

combien leurs routes sont riches !

Tout semble si simple

dans la bouche des histoires à entendre

tendre l’oreille,

j’en ai l’eau à la bouche

enlevez-moi cette crasse du quotidien

ciel voilé sans étoiles

buée qui obstrue la vue

je veux voir, construire, créer, respirer, goûter, vivre !

Mort à la culture du sacrifice,

sus aux barrages et autres

rétentions artificielles destinées à la production,

croulez, tas de bétons,

libre cours aux torrents !

 

Image d’en-tête : J.M.W. Turner, Robin,

from the Farnley Book of Birds, c.1816. Oil on canvas

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