Assigné à existence – Roland Devresse

10,00

À travers une poésie de l’insurrection, Assigné à existence s’attache à poser un regard amer et désabusé sur le passage d’une époque à une autre. S’y retrouvent le cynisme et l’indignation qui fait face à la brutalité d’un système sociétal dont les maîtres mots sont performance et innovation. Roland Devresse dresse le portrait d’une ville, Bruxelles, de ses groupes autochtones et de leur déformations, d’un idéal de vie libertaire contrecarré par le matraquage institutionnel qui transforme le vrai en un moment du faux. A travers cette sombre déambulation rétrospective, nous prenons part au réquisitoire passionné d’un homme écrasé par le poids des injustices de son temps.

Mise en page : Paol Darcel & Nathaniel Molamba

Couverture : Marie Lemot

Préface : Jean C. Zelig

Postface : Groupe Anathème.

Catégorie : Étiquette : ,

Par l'auteur des Thèses fondamentales sur le partis de oiseaux

Une création artisanale.

Un livre façonné en atelier sur du papier ARCOPRINT EDIZIONI 1.7 certifé FSC, sans acide ni chlorine, 100% recyclable et biodégradable.

La rage du verbe

« Roland Devresse n’invoque ni la justice ni la conscience. Il déboulonne la statue de la première et ébranle les fondations de la seconde. » 

Thibault Scohier

Quelques extraits

Va dérivant où le vent
vague fait voguer
vers la vie
Les musiques diverses de la géographie.
Dérive de révoltes en excès
Avec le hasard pour seule maison.
Après avoir brûlé ce que tu auras adoré
puis après avoir adoré ce que tu as brûlé
de guerre lasse, reviens au premier lieu de ta fuite
pour finir enfin ta dérive comme un vieux voyageur casanier
Habillé de silence.

Page 53

V. Détour par l’histoire.
Ainsi l’asile fit-il le fou
Ainsi la prison fit-elle le criminel Ainsi le palais fit-il le roi
Ainsi le livre fit-il le fidèle
Ainsi l’argent fit-il le pauvre
Ainsi la matraque fit-elle le citoyen
Ainsi la matière fit-elle l’Homme.

Page 71

J’ai fui seul, dans ma solitude.
Il n’y avait pas d’ailleurs
Seulement moi.
Mais plus encore qu’avant je suis devenu l’ami des forets L’ami des nuits noires
Je suis devenu l’ami des étourneaux et des chouettes L’ami des ajoncs
L’ami des ruisseaux.
Et rien, désormais, de ce que j’avais fui
N’a plus le droit de me tourmenter.
J’ai cheminé vers moi-même.
Alors, chemine, toi aussi, vers là où tu te trouves.

Page 50
En musique

Informations complémentaires

Nombre de pages

144

Format

11 x 18 cm

Genre

Poésie vénère parfois, mélancolique souvent, sincère toujours.

ISBN

978-2-930846-07-1

Mise en page

Paol Darcel

Illustration couverture

Marie Lemot

Collection

Hors champs