« le peuple n’est pas libre tant que les pauvres qui ne possèdent pas de terres n’ont pas le droit de creuser et de cultiver librement les communaux, (…) car le peuple n’a pas dépensé ses deniers et versé son sang pour que les propriétaires exercent encore en totale liberté un pouvoir tyrannique à travers ses seigneurs, propriétaires, juges et magistrats, agents et fonctionnaires, mais pour que soit libérés les opprimés, que soient ouvertes les portes des prisons et que soit consolé le cœur des pauvres gens par une universelle entente destinée à faire de la terre un trésor commun »

G.WINSTANLEY, 1649

 

Empoigne ta bêche, agrippe ta pioche,

Et des tes mains creuse la roche

Creuse la terre, creuse le sable

Et sois indéracinable

 

Creuse ton trou contre les nobliaux

Qui ont confisqué les communaux

Creuse tes douves et creuse ton fort

Creuse leur tombe pour le croque-mort

 

Fais ton trou où bon te semble

Creuse pour tous, creuse ensemble

Brise la servitude de ces sournois

Propriétaires bourgeois

 

Creuse tes sillons pour la commune

Dont les fruits seront pour chacune

En abondante égalité

C’est le creuset de la liberté

 

Bêche encore pour la mémoire

De tous les opprimés de l’histoire

Il résonne du fond des âges

Un immense compagnonnage

 

Bêche pour tous les communards

Assassinés par le pouvoir

Bêche fièrement et librement

Pour laver ces affronts sanglants

 

Pioche, creuse et bêche

Pour ouvrir de nouvelles brèches

C’est la liberté qui récidive

Pour que la commune revive

 

La rue ou rien.

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