Jean C. Zelig

Est né
Vit d’amours avinés
Mourra.

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De cet auteur :

Poésie du collectif - I

le Mot : lame

Couverture : Axelle Vanolie

Format 13 x 21 cm // 52 pages // 10.00eur TTC

- I -

Pour ce premier recueil collectif, les auteur·e·s de la plateforme d’édition le mot : lame partagent un poème de leur choix.

Avec les textes de :

Célestine Wille, Ophélie Friberg, Nathaniel Molamba, Marie Lemot, Sarah Baraka, Alice Pandolfo, Jean C. Zelig, Annabelle Verhaeghe, Aurélie Bayard, Noémie Lewest, Emilie Guillet, Louis Bance, Roland Devresse, Léa Baylé, Eric Vanuytven.

Poésie du collectif II

le Mot : lame

Couverture : Zizi Lazer & Loucka Fiagan

Format 13 x 21 cm // 52 pages // 10.00eur TTC

- II -

Pour ce deuxième recueil collectif, les auteur·e·s de la plateforme d’édition le mot : lame partagent un poème autour du thème de la dissidence.

Avec les textes de :

Darius Bogdanowicz
Nathaniel Molamba
Hugo Fontaine
Monia Aljalis
Ophélie Friberg
Tarek Lakhrissi
Jean C. Zelig
Annabelle Verhaeghe
Groupe Anathème
Stéphane Lambion
Louis Bance
María Urban Rabbe
Loucka Fiagan
Alexandre Curlet

Nos Périodes - III -

le Mot : lame

Couverture : Dimitri Procofieff

10.00eur TTC

- III -

Pour ce troisième numéro, les auteur·e·s présent·e·s sur la plateforme d’édition le mot : lame
partagent un poème sur le thème de l’ivresse.

Avec les textes de :

Nathaniel Molamba
Marie Lemot
Loucka Fiagan
Émillie Guillet
Sarah Bourre
Roland Devresse
Noémie Lewest
Ophélie Friberg
Aurélie Bayad
Jean C. Zelig
Célestine Wille
Julie Saez
Louis Bance

Et un préambule extrait du livre « Aurore » de Friedrich Nietzsche.

Comptine Dérisoire

Nathaniel, Alice & Jean.

Dans ce livre, trois auteurs racontent leur expérience d’utilisation de Tinder.

Avec les textes de Nathaniel Molamba, Alice Emery et Jean C. Zelig.

Relectures de Stéphane Lambion et Monia Aljalis.

Conception graphique de Hanna Connier & Alice Emery.

Impressions tripturales

Une errance estivale de musées viennois

La neige au premier plan est pataude, je ne m'y attarde pas. Mon œil est attiré par la surface de l'eau nacré dont le reflet rosé m'évoque l'intérieur d'une huître.
Derrière, je devine la silhouette de montagnes spectrales
Ce qui m'intrigue le plus dans ce tableau c'est cette petite tâche que l'on voit à la limite de l'horizon.
Je la suppose être un homme sur une barque. S'en va-t-il ou revient-il ? D'entre les morts ?

1. Edward MunchWinter in landscape, 1915

Une lune phosphorescente éclairant la surface d'une mer que j'imagine arctique. Et ceux même si je lis Nouvelle Guinée dans la description. L'épuration géométrique renforce cette impression de nature élémentaire. J'ai d'ailleurs pris le trois mats pour un iceberg. Mais ce qui définitivement me pousse à croire que nous sommes loin de l'équateur, c'est ce mélange de bleu, de jaune et de vert qui ne peuvent pas ne pas me faire penser à ces aurores boréales mille fois eu en écran de veille.

2. Emil NoldeMoon Night, 1914

Puissante vision de New York et par extension de l'Amérique des années 30. La cité américaine comme utopie réalisée, abstraction concrète, champs élysée électrifiés. Vision onirique que ces grattes-ciel qui semblent fait de nuages et qui lentement s'épurent à la marge pour devenir esquisses. Les routes elles aussi réduitent à des lignes de fuites, des portées musicales. Toutes les petites tâches noires deviennent logiquement des notes que je vois pulser tantôt lampadaires, tantôt fenêtres de buildings. Je pense à Fantasia 2000 et à la séquence New Yorkaise illustrant la Rhapsody in blue de Gershwin (déjà présente dans l'ouverture du Manhattan de Woody Allen)
Se dégage de ce tableau une vitalité aérienne et extatique, que je pourrais qualifier de "Jazz", comme certain ont vu chez Pollock du Bebop mis en peinture.

3. Whilhelm ThönyEast River, 1936

Pourrait s'intituler: L'armée de réserve du consumérisme globalisé.

4. Gerhard PoltOstia, 2000

Sans doute le plus troublant et le plus fascinant que j'ai pu voir dans ce musée et ceux malgré son format négligeable (56 x 35,5 cm).
Une inquiétante étrangeté émane de ce portrait, comme si Giacometti avait réussi à rendre compte d'une transe. Le portrait paraît flou, mais pas d'un flou du à une mauvaise mise au point, plutôt comme si le corps qu'il peignait était parcouru d'intenses vibrations visible dans l'expression d'Annette. Elle semble tenter de contenir une énergie surnaturelle menaçant de la submerger. Son corps est entouré d'un halo qui pourrait correspondre à son corps subtil. Ces membres physiques eux sont illuminés, peut être la résultance de l'ouverture de ses chakras. Au niveau de ses articulations on voit que la lumière prend une teinte d'un rouge inquiétant. L'atmosphère poussiéreuse de ce tableau m'évoque un grenier où l'on aurait trouver une femme, disparut des années auparavant, dans une pose de yogi, son corps décharné par le contact prolongé à l'ailleurs, transfigurée par l'extra-sensible. Physiquement présente mais l'âme de l'autre côté, par delà la grande muraille. Je pense à la fin de vie d'Artaud et à son visage autrefois si beau devenu sorcière.

5. Alberto GiacomettiPortrait of Annette, 1954

Music-Hall cubiste sous un chapiteau.
L'espace est traversé par des faisceaux éclairant le Show
Parades de formes hystériques
Allégresse des tons
Couleurs pastelles que je suis tenté d'affluber du terme clownesques
Pêle-mêle,
je crois voir des Shadocks au premier plan dont un est astronaute et l'autre voyante gitane.
À droite des tranches d'agrume piano sur un lit de passion.
Il y a aussi, de part et d'autre de l'étoile rouge, des éléphants théières en trompe de quille.
Délicieuse cacophonie foraine.

6. Johannes Itten the Red Tower, 1917/1918

Saisissant Photo-collage, rappelant les sempiternelles images d'archives Arte sur les horreurs de la seconde guerre mondiale. J'entends presque les bruits de sirènes et la voix off m'expliquer les origines du mal.
Ce qui cependant rend cette œuvre extraordinaire, c'est le fait que l'artiste l'ait réalisé en 1933.
Il est intéressant de noter, pour bien se rendre compte de la valeur de son travail que, Friedl Dicker-Brandeis fut une artiste juive ayant travaillé tout au long de sa vie sur le lien entre l'art et la pédagogie auprès d'enfants. Elle fut déporté à Aushwitz en 1944 et n'en revint pas.
On saisit là la puissance prophétique d'une artiste qui, à travers sa création, prévoit le chaos à venir ainsi que sa mort prochaine.

7. Friedl Dicker-BrandeisThis is How the World Looks, My Child, 1933

Une chose m'a interpellé : En arrière plan, à droite, trois femmes traversent la rue, celle du milieu, une noire au manteau blanc regarde la scène avec sur le visage un mélange de surprise, de dégoût et de mépris.
Dégoût de voir l'homme s'avilir volontairement.
Mépris pour la femme prenant plaisir à l'avilir.
J'extrapole évidemment mais je trouve très moderne le regard de cette femme sur CE féminisme qui ne cherche au final qu'à inverser l'oppression au lieu de la surpasser.

8. Valie Ecport and Peter WeibelIn their performance in "Aus der Mappe der Hundigkeit" or "From the Underdog File", 1968

Troublante vision que cette femme nue étendue de tout son long sur un matelas.
C'était la première fois que je voyais une sculpture hyperréaliste.
Ce fut déstabilisant et cela à plusieurs égards.
D'abord l'incongruité de la scène, y avait-il réellement une femme nue allongée sur ce matelas grelottant dans un coin de l'espace climatisé? Cela a excité mon imagination. Avec la culpabilité du voyeur, je me suis approché de ce que je pensais encore être une performance.
À y regarder de plus près, ce corps, bien que magnifique, n'était pas fait de chair mais de fibre de verre. La texture de sa peau, avec ses traces de bronzage, était admirablement reproduite. La femme semblait dormir, une expression neutre sur le visage.
Ne pas voir son corps se soulever au rythme de sa respiration m'a cependant fait revoir mon jugement, il ne s'agissait pas là de l'expression de quelqu'un qui dort mais bien d'un mort.
Ce n'était plus la femme dormant sur un matelas mais un cadavre étendu sur une table d'autopsie.
Vaguement dégouté.
J'ai repensé à ce que j'avais lu sur la fascination de l'art contemporain pour le morbide, à cette idée du musée comme cimetière de l'Art.
J'ai aussi pensé aux poupées en latex qui devraient bientôt, pour le plus grand bonheur de leurs usagers, arriver à ce genre de rendu.
Passions nécrophiles des temps mortifères.

9. John de AndresWoman on Bed, 1974

Spirale Futuriste
Soleil comme Oeil
Jaune magnétique
Cils de Mercure
Balaient la Nuit
Paupières d'Éclipse
Lentille courbe
Brillance stellaire
Réverbe les Phases
L'Orbite du Temps
Malgré la clim
Le Mercure monte.

10. Giacomo BallaPlanet Mercury passing in front of the Sun, 1914

Carnet de cinéma

Critique Cinéma

PHANTOM THREAD Ou l’amour puérile de l’artiste moderne.

Ce film, en plus d'être un film admirable, tant par sa mise en scène que sa direction d'acteurs, me semble important, car illustrant à merveille les mécanismes pervers à l’œuvre…